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LA POLLUTION MARINE - Download this document for free, or read online. Document in PDF available to download.

1 ENeC - Espaces, Nature et Culture

Résumé : La pollution marine est définie comme l-introduction directe ou indirecte de déchets, de substances, ou d-énergie, y compris de sources sonores sous-marines d-origine humaine, qui entraîne ou qui est susceptible d-entraîner des effets nuisibles pour les ressources vivantes et les écosystèmes marins, avec pour conséquence, un appauvrissement de la biodiversité, des risques pour la santé humaine, des obstacles pour les activités maritimes, et notamment la pêche, le tourisme et les loisirs ainsi que les autres utilisations de la mer, une altération de la qualité des eaux du point de vue de leur utilisation, et une réduction de la valeur d-agrément du milieu marin. On distingue la pollution générée par les substances chimiques et celle produite par les déchets aquatiques. Les déchets aquatiques comprennent tout solide ménager, industriel, naturel qui se retrouve dans l-environnement maritime et côtier. Ils peuvent être de nature très variée : déchets flottants en surface ou dans la colonne d-eau, déchets déposés dans les fonds, déchets échoués sur les plages et sur le littoral. 80% de la pollution marine est d-origine terrestre. Les polluants sont transportés par le ruissellement des eaux suivant la dynamique des bassins versants mais aussi par l-air du fait du régime des vents, les surfaces marines recevant de nombreux dépôts atmosphériques. Or des phénomènes de saturation génèrent des désordres écologiques grandissant au point de menacer toutes les autres activités. Les composantes de la pollution marine « Tout va à la mer » : les limites d-une économie de la dilution Les masses maritimes ont souvent été considérées comme des espaces de dilution des pollutions terrestres humaines. Nombre de villes côtières ne disposent toujours pas de système de retraitement des eaux usées, se contentant de construire des conduites de déjections qui s-enfoncent toujours plus loin pour disperser les eaux noires et grises au gré des courants. De même, encore aujourd-hui, lors de catastrophes technologiques majeures, comme celle de Fukushima en 2011, les autorités misent sur la capacité de dilution plutôt que de prendre en charge le stockage et le retraitement des eaux contaminées. La pollution des mers et des océans est un cas emblématique de la théorie de la tragédie des biens communs. En effet, tous les habitants côtiers ont intérêt à bénéficier des opportunités de dilution plutôt que de développer des protocoles coûteux de limitation, de stockage ou de retraitement des déchets à terre. Or, la littoralisation* de la croissance démographique et de la croissance économique, doublée du régime des vents et du drainage par les bassins versants, amène à une saturation des espaces marins et à la multiplication des points noirs de concentration de cette pollution. La dynamique de diffusion n-étant pas uniforme, il apparaît des espaces de concentration de la pollution parfois très éloignés des lieux d-origine des polluants. De même, les populations les plus affectées par la pollution peuvent être des populations produisant très peu de déchets. L-affirmation d-une conscience collective est très difficile. Les individus se focalisent sur les espaces qu-ils fréquentent. Ils exigent la collecte des déchets sur les plages et la création de labels pavillons bleus pour les plages urbaines notamment, tout en restant peu sensibles aux impacts négatifs lointains, en haute mer ou sur des littoraux très peu peuplés. Par ailleurs, la lutte contre cette pollution est très difficile à mettre en oeuvre car les agents économiques entrent dans le dilemme du prisonnier : celui qui tente de réduire son impact écologique est obligé de fournir un effort supplémentaire sans bénéficier des effets positifs, étant impacté par la pollution des autres.

Mots-clés : déchets Pollution des zones côtières marées noires





Author: David Goeury -

Source: https://hal.archives-ouvertes.fr/



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