Victorien Sardou et lopéra-comiqueReport as inadecuate




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1 LIRE - Littérature, idéologies, représentations, XVIIIe-XIXe siècles

Résumé : La place occupée par Sardou dans la longue vie du théâtre de l-Opéra-Comique et du genre qu-il abrite paraît bien mince sur le double plan quantitatif et qualitatif. Laissons à part, en 1903, la version française de La Tosca puccinienne, due à la plume de Paul Ferrier : même si l-illustration de couverture des Souvenirs de théâtre d-Albert Carré, directeur de l-Opéra-Comique, montre Sardou aux côtés de l-éditeur Ricordi, placé derrière Carré, Puccini et le chef André Messager lors d-une répétition de La Tosca, cette création appartient moins au genre de l-opéra-comique qu-à la programmation d-opéras étrangers traduits en français entamée par le directeur Léon Carvalho et poursuivie par Albert Carré. Nous ne nous attarderons pas non plus sur - l-idylle dramatique en trois actes - Xavière du compositeur Théodore Dubois, dont le livret en prose et en vers est attribué à Louis Gallet dans l-édition Lévy de 1895, mais pour lequel Nicole Wild et David Charlton, dans le Répertoire du Théâtre de l-Opéra-Comique, mentionnent une collaboration de Victorien Sardou et de Paul Ferrier. Xavière est créée au Châtelet en 1895, refuge de l-Opéra-Comique après l-incendie de la deuxième salle Favart en 1887 et avant l-inauguration du troisième Théâtre Favart en 1898. Seront enfin écartés les projets ou opéras inachevés auxquels Sardou a pu collaborer, en particulier la Grisélidis entreprise avec Bizet en 1870-1871, dont il reste une vingtaine de pages d-esquisses, dans lesquelles Hervé Lacombe a identifié le motif de Frédéri dans la future Arlésienne et celui de l-air de Don José dans la future Carmen - La fleur que tu m-avais jetée -. Le corpus d-opéras-comiques sardoviens comprend dès lors cinq titres : Bataille d-amour, opéra-comique en trois actes en collaboration avec Karl Daclin, musique d-Auguste Vaucorbeil Théâtre Favart, 13 avril 1863, Le Capitaine Henriot, opéra-comique en trois actes, en collaboration avec Gustave Vaez, musique d-Auguste Gevaert Théâtre Favart, 29 décembre 1864, Piccolino, opéra-comique en trois actes, en collaboration avec Charles Nuitter, musique d-Ernest Guiraud Théâtre Favart, 11 avril 1876, Les Noces de Fernande, opéra-comique en trois actes, en collaboration avec Émile de Najac, musique de Louis Deffès Théâtre Favart, 19 novembre 1878, La Fille de Tabarin, comédie lyrique en trois actes, en collaboration avec Paul Ferrier, musique de Gabriel Pierné nouveau Théâtre Favart, 20 février 1901. Aucun de ces ouvrages ne s-est imposé au répertoire de l-Opéra-Comique : Bataille d-amour et Les Noces de Fernande, jugées moralement trop lestes, ont fait un - four - avec respectivement 4 et 8 représentations ; Le Capitaine Henriot et La Fille de Tabarin, pourtant présentés en leur temps comme les événements de la saison à l-Opéra-Comique, pour le soin de leur mise en scène en particulier, ont atteint respectivement 48 et 14 représentations. Piccolino eut assurément un sort meilleur, moins par sa carrière à l-Opéra-Comique, où il eut seulement les honneurs d-une reprise l-année suivant sa création, que par la circulation du sujet entre les théâtres : Piccolino est né sous la forme d-une - comédie mêlée de chants - donnée par Sardou au Gymnase-Dramatique en 1861 ; il a connu une première transformation lyrique au Théâtre-Italien en 1868, avec les vers italiens d-Achille de Lauzières pour la compositrice Mme de Grandval, avant de renaître à l-Opéra-Comique en 1876, grâce à la collaboration de Sardou et de Charles Nuitter.

Mots-clés : Victorien Sardou opéra-comique





Author: Olivier Bara -

Source: https://hal.archives-ouvertes.fr/



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