en fr Language Practices and Migration Trajectories. An ethnographic study of French migration to Toronto Canada Pratiques langagières et parcours migratoires. Sociolinguistique ethnographique de la migration française à ToronReport as inadecuate




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1 PLIDAM EA 4514 - Pluralité des langues et des Identités : Didactique, Acquisition, Médiations

Abstract : Cette étude anthropolinguistique d-un groupe de Français immigrés à Toronto vise à démontrer que lespratiques langagières et les parcours migratoires sont en interaction dans la production de l-identité d-acteurs sociaux expatriés. Ces migrants de France s-inscrivent dans des processus d-intégration sociale qui subissent l-influence de leurs pratiques langagières, c-est-à-dire que les choix et les contraintes linguistiques auxquels ils font face au foyer, au travail et dans leurs relations sociales participent de façon importante de la production de leur identification dans cette nouvelle société. La thèse pose les questions fondamentales de la rétention de leur identité française d-origine, de leur éventuelle convergence vers la culture majoritaire anglo-canadienne et de leurs conduites et attitudes vis-à-vis de la minorité franco-ontarienne. On examine les différentes expériences et les événements qui jalonnent les parcours migratoires et façonnent les affiliations ethno-identitaires et les conduites sociolinguistiques relevées dans les entretiens et observées sur le terrain. On identifie ainsi des formes variées d-affiliations ethnoculturelles, y compris le choix fréquent d-une identification désethnicisée.Les origines françaises -hexagonales- de ces gens et la légitimité que cette appartenance essentialiste leur apporte aux yeux de la majorité anglo-canadienne les mettent dans une situation paradoxalement aussi avantageuse que désavantageuse, particulièrement sur les marchés de l-emploi torontois. Dans un pays bilingue comme le Canada, la langue est souvent considérée comme un bien, une marchandise et de nombreux Français adhèrent à ce principe de -marchandification- de la langue, ce parce que cette dernière leur procure non seulement de l-emploi, mais aussi de l-importance et du pouvoir au sein de la minorité francophone qui les a accueillis. Simultanément, cela leur permet de garantir le succès de leur trajectoire migratoire. Cependant, ce choix peut engendrer des conflits avec les autres membres de la minorité francophone, notamment les Franco- Ontariens et les Québécois. D-où une méfiance mutuelle qui repose non pas sur le passé historique, mais sur le contrôle potentiel de ce marché linguistique.La recherche montre que pour les immigrants français de Toronto, la capitalisation des compétences linguistiques peut se révéler plus difficile et générer davantage de tensions qu-ils ne l-imaginaient en prenant la mesure des possibilités qu-offre la métropole économique du Canada. Malgré tout, beaucoup d-entre eux s-efforcent de faire fructifier leur capital linguistique au mieux, minimisant ainsi les risques d-échec de leur trajectoire migratoire et maximisant les rendements de ce capital. En même temps et de façon quelque peu contradictoire, la capitalisation de la langue française impose à ces immigrants des contacts accrus avec l-anglophonie et avec les Canadiens allophones. Ce type d-adaptation, les changements qu-elle produit dans l-identification et les tensions issues de la quête de légitimité apportent une partie des réponses à la participation limitée des Français à l-univers canadien francophone de Toronto.

Résumé : In this anthropolinguistic study of a group of French immigrants in Toronto, the aim is to show that migration processes and language practices are in close interaction with regard to the production of identity for social actors who have resettled in a distant country. French migrants undergo various forms of social adaptation which are partially influenced by their linguistic and discursive practices. It means that their choices and constraints in terms of language at work, at home and outside the home contribute considerably to the production of who they have become in this new society. Fundamental questions are raised in the dissertation: To what extent do these immigrants remain French? Have they become Anglo-Canadians? What are their attitudes and behaviours towards the Franco-Ontarian minority? The research inquires into the experience and the events which shape the various symbolic affiliations and sociolinguistic conducts expounded in the interviews and observed out in the field. It thus identifies different and shifting sorts of -ethnocultural- affiliations, as well as the frequent tendency to opt for a non-ethnicized approach of social relationships.Those people-s French origins, with the legitimacy that this essentialist sense of belonging brings to them in the eyes of the English Canadian majority, puts them in paradoxically advantageous and disadvantageous situations, in particular on the Toronto job market. In an officially bilingual country such as Canada, language is often regarded as a commodity. Many French immigrants partake in this -commodification- of the French language because it provides not only employment opportunities, but also importance as well as power in the French-speaking -host- minority. Furthermore, it assures them that their migration path with be successful. However, this option creates the possibility for conflict with other members of the French-speaking minority such as the Franco-Ontarians and the Québécois. Hence a mutual defiance which lies not in historical events but rather on the potential control of the linguistic market.The research shows that for French immigrants in Toronto, capitalizing on one-s language skills can actually prove more difficult and produce more tensions than they thought when they realized the opportunities the Canadian economic metropolis offered. Many of them endeavour anyhow to make the most out their linguistic capital, thus minimizing the risks of a failed migration path and maximizing the returns it may bring. Simultaneously and quite paradoxically, capitalizing on the French language often means increased interactions with anglophones or other non French-speaking Canadians. This pattern, the changes it entails, as well as the tensions arising from the quest for legitimacy partially account for the limited involvement of immigrants from France in the French-speaking Canadian circles in Toronto.

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Keywords : Canada Toronto sociolinguistics migration French-speaking Canada

Mots-clés : Toronto sociolinguistique migration francophonie canadienne





Author: Gilles Forlot -

Source: https://hal.archives-ouvertes.fr/



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