Les confréries capitulaires du XIIe au XVe siècle. Une proposition pour la typologie des confréries : de l’institutionnel au relationnelReport as inadecuate




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1 UPN - Université Paris Nanterre

Résumé : Dans son ouvrage de référence sur les confréries, Ordo fraternitatis, G.G. Meersseman distingue systématiquement celles présentant un recrutement à base cléricale. Dans un premier temps, la démarche apparaît comme cohérente car l-histoire des groupes sociaux de clercs présente des spécifi cités notables. 1 Pourtant, ces spécifi cités ne doivent en aucun cas faire conclure à une homogénéité des confréries cléricales et par conséquent la distinction la plus valide n-est pas nécessairement celle portant sur le recrutement clérical ou laïc. Un groupe particulier de confréries permet de questionner cette approche: les confréries - capitulaires - , c-est-à-dire les confréries liées à un chapitre cathédral ou collégial. Le recrutement de ces confréries ne se limite pas aux clercs et les laïcs peuvent y jouer un rôle actif. 2 Il ne s-agit donc pas d-établir de nouvelles distinctions au sein de l-ensemble - confrérie cléricale - constitué par Meersseman, 3 mais de chercher à identifi er un - type - confraternel. La question posée n-est donc pas de savoir s-il existe de telles confréries capitulaires mais si elles possèdent des propriétés communes permettant d-en faire un élément de typologie, 4 au même titre que la confrérie territoriale. 5 En croisant, du XII e au XV e siècle, les chronologies des groupes cléricaux et des confréries on essaiera d-identifi er comment ont pu se développer les confréries capitulaires dans une confrontation constante avec les différents éléments pouvant nier leur identité spécifi que. 1 Oexle - Conjuratio et ghilde - 7–11. 2 Les confréries mixtes Meersseman, Ordo fraternitatis, 150–187, regroupant clercs et laïcs, accordent rarement à ces derniers le statut de membres à part entière. 3 Il semble en effet que cet ensemble, regroupant corporations de curés, calendes, corps de bas clercs etc, renvoie davantage au sens premier du terme de confrérie: celui de réunion. Il est donc nécessaire de revenir aussi sur le sens exact du terme de confrérie afi n de ne pas être abusé par les différents usages possibles du mot. 4 La typologie confraternelle souffre en effet de manques, l-ancienne distinction entre confrérie de dévotion et de métier ayant perdue une grande partie de sa validité. On peut en voir un premier signe lorsque Catherine Vincent indique, dans l-introduction de sa thèse Des charités bien ordonnées qu-elle ne fera pas usage d-une telle distinction. 5 Cette confrérie a été défi nie au colloque de Lausanne Le mouvement confraternel au Moyen Âge comme un groupe dont le recrutement et le fonctionnement ont pour base un territoire spécifi que. C-est avant tout l-observation de telles confréries qui a conduit à la constitution de ce type confraternel, confi rmant ainsi l-importance de l-approche empirique dans l-étude des confréries.

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Keywords : Confraternita

Mots-clés : confraternité Moyen Age





Author: Alexis Fontbonne -

Source: https://hal.archives-ouvertes.fr/



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